6/ Les prévisions financières

Le business plan doit prouver la rentabilité de l’entreprise. Il fournit généralement des prévisions annuelles sur trois à cinq ans.
Il présente des chiffres issus d’une simulation réalisée généralement par un expert comptable ( je vous conseille en tout cas de faire comme cela)

Les prévisions financières doivent comporter au minimum les éléments suivants :

  • estimation des revenus
  • estimation des charges
  • compte de résultat prévisionnel
  • bilan prévisionnel
  • plan de financement
  • plan de trésorerie

Ces éléments permettent ainsi de projeter les résultats de votre entreprise. Cela vous donne une vision à court et moyen terme.
Essayez le de le faire de la manière la plus objective possible.

Vous pouvez également faire une version pessimiste car une création d’entreprise n’est jamais sûre, et vous devez vous assurer que “même” dans le pire dans des scénarios vous ne mettrez pas la clé sous la porte.

 

7/ Statuts juridiques

 

La rédaction des statuts est une étape primordiale lors de la création de votre business.
Les statuts sont l’ossature de votre entreprise, il s’agit un peu du règlement intérieur : l’ensemble des règles la concernant y sont posées : la détermination des pouvoirs, son objet social, les apports, le montant du capital social, le siège social, sa dénomination sociale …

Le choix du statut juridique constitue une étape compliqué d’une création d’entreprise car il doit tient  compte de plusieurs critères. Faites vous accompagner par un avocat spécialiste en entreprise pour la rédaction de vos statuts et pactes d’associés.

Voici au préalable les différentes interrogations à avoir :

  • A combien créer vous cette entreprise ?

Si vous êtes tout seul sur le projet, 3 choix s’offrent à vous : l’EIRL, l’auto-entreprise et enfin la micro entreprise.

Si vous êtes plusieurs sur l’affaire, une SARL ou SAS peuvent être envisagée.

  • Quelle responsabilité personnelle engagez vous ?

Vous avez la possibilité en cas d’échec de votre entreprise de ne limiter les risques “qu’aux apports” réalisés lors de la création de celle ci ( EURL, SARL, SAS, SASU)

Ainsi vous protéger votre patrimoine personnelle d’une éventualité de faillite économique de l’entreprise.


Quel que soit le type de société choisi, le ou les dirigeants sont garants de la bonne gestion de l’entreprise.
Si ces derniers sont en mesure de prouver qu’ils ont commis des fautes de gestion étant  à l’origine des difficultés financières de l’entreprise, ils pourront alors rechercher leur responsabilité et intenter à leur encontre une action en comblement de passif.

De la même façon, les banques peuvent demander d’être caution bancaire de votre projet.

 

  • Quel statut social envisagez vous pour le dirigeant ?

Les dirigeants ont , en fonction de la forme juridique de la société et de leur capital détenu dans celle ci, un statut social qui est celui de dirigeant assimilé salarié ou de TNS (travailleur non salarié).

Une différence importante de cotisation est constatée entre le dirigeant assimilé salarié et celui que ne l’est pas. La protection sociale est également différente
Ainsi, le dirigeant salarié bénéficie de la même protection sociale que n’importe quel salarié en france.
Le régime TNS est surtout moins avantageux en matière de retraite et les chefs d’entreprise ayant opter pour ce régime doivent anticiper et compléter avec des investissements immobiliers,  épargne …

  • Pour quel régime fiscal souhaitez vous opter ?

Voici les cas les plus courant :

  • les bénéfices réalisés par les entreprises individuelles (hors EIRL) sont imposés à l’impôt sur le revenu,
  • les bénéfices réalisés par une SARL, par une SAS (et SASU) ou par une SA sont imposés à l’impôt sur les sociétés ou éventuelle directement entre les mains des associés mais pendant une durée de 5 ans maximum.

 

  • Quel est l’avenir de votre société ?

Quelle est votre ambition ? Quelle direction allez vous donner à votre business ?
Selon les statuts il y a plus ou moins de souplesse, si vous pensez faire une levée de fond par exemple, la SAS sera beaucoup plus souple pour cela.

 

Un article détaillé sera développé prochainement sur le sujet des statuts juridiques.

 

 

 

8/ Trouver les financements

Dernière étape avant le démarrage et non des moindre !!!

  •  Les fonds propres

Votre portefeuille sera donc mis à l’honneur en priorité afin de démarrer votre business.

Votre épargne et celle de vos associés sera sollicité afin de constitué le capital de l’entreprise.

Une demande d’ARCE (aide financière de Pôle emploi) peut également vous permettre de démarrer votre activité.

Des prêts d’honneur sont également possibles auprès d’organismes spécialisés.

 

  •  Les banques

Passer par une banque peut présenter de grands intérêts. La principale chose qu’il faut retenir est que comme dans l’immobilier nous allons utiliser un effet de levier.

La banque veut en premier lieu que vous soyez en mesure de rembourser l’argent qu’elle vous prête. Elle va donc examiner avec la plus grande vigilance le business plan que vous lui apportez.

 

Rencontrez plusieurs banques afin de connaitre précisément les modalités demandées.

 

Les banques acceptent de financer les projets,mais ils doivent être clairs et réalistes.
Des organismes publics comme la BPI peuvent se porter caution de votre projet à

  • Cette étape souvent rébarbative peut être simplifiée si vous faites appel à un courtier en prêt professionnel. Celui ci vous accompagnera dans vos démarches auprès des banques.

La plupart du temps les courtiers sont eux même d’anciens banquiers et connaissent donc les rouages.
Ils vous aideront à présenter votre dossier, montrer les points forts de votre futur business.

De plus, ces derniers font appel à leur réseaux pour vous trouver plus facilement un établissement bancaire à qui présenter votre projet.

 

  •  Plateforme participative ( crowdfunding)

Le principe est très simple, il s’agit de faire appel à la participation commune. Et cela à plusieurs avantages :

Cela permet de faire connaître votre entreprise, produit ou service. Cela permet de tester votre produit auprès du consommateur et d’avoir vos premiers retour utilisateur. Cela permet également de constituer une trésorerie de départ pour le lancement de votre business.

La plupart du temps votre participation est échangé une contrepartie de l’entreprise qui se lance.

Il peut également y avoir de une prise de capital au sein de l’entreprise.

De nombreuses possibilités sont donc envisageable, les établissements qui proposent cela pourront vous aiguiller.


J’ai pour ma part levé plus de 13000 lors de mon projet tim ( https://www.gwenneg.bzh/fr/tim).

Cela demande beaucoup de travail et une vraie stratégie afin de présenter votre (future) entreprise.

Le premier cercle de donateur est souvent votre familles, amis proches.

Le second contient les relations de vos amis. Et le troisième est constitué de parfait inconnu !
Lors de ma campagne, certaine personne que je ne connaissais pas ont participé jusqu’à 200 euros !

Pour ma part, je ne retire que du positif de cette expérience.

 

 

  • Les business angels

Les business angels sont, le plus souvent, d’anciens chefs d’entreprise qui souhaitent investir leur argent dans de jeunes start up au fort potentiel de croissance.
Ils investissent des sommes relativement élevée et leur soutien peut être déterminant car en plus d’apporter des fonds, ils apportent également leur vécu et leur carnet d’adresses.

 

 

Vous souhaitez être accompagné dans vos démarches ?
Rien de plus simple, regardez le catalogue de formations que j’ai créé pour vous aider.

Il s’agit de formations complètes vous permettant de mettre en application pour ne pas perdre de temps.